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12/10/2017
Le contrat de travail est mort… vive le contrat de collaboration!

Les signaux se multiplient

Depuis de nombreuses années on entend dire que les générations récentes ne sont pas fidèles. Elles « zappent » en passant facilement d’une entreprise à une autre. Les managers aussi rencontrent souvent des difficultés dans leur collaboration avec des équipes qui ne « s’engagent » plus de la même façon. Et cela devrait s’accélérer puisque, d’ici 2020, les millennials représenteront la moitié de la main-d’œuvre dans le monde.

Les directions des ressources humaines rivalisent de créativité pour attirer et retenir les cadres et experts ; service de conciergerie, espace détente, télétravail, « 20% temps libre », etc. Avoir un job et même être employé par un groupe prestigieux ne suffit plus. Que ce soit à 30/35 ans ou à 45/50 ans la place du sens dans son activité professionnelle devient prédominante et les réorientations de carrière sont toujours plus nombreuses.

Le nombre d’auto-entrepreneurs et de freelance a explosé sur les dernières années. Bon nombre de salariés font, au moins momentanément, le choix de se mettre à leur compte. Certes l’aventure ne dure pas toujours longtemps mais l’intention est là : se libérer du poids de la hiérarchie, organiser son temps comme on le souhaite, choisir ce que l’on souhaite faire et comment le faire. Actuellement 20% de la main-d’œuvre comprend des travailleurs temporaires, des entrepreneurs et des pigistes ; et c’est plus proche de 30% outre atlantique.

Même le gouvernement de la France veut faire évoluer la donne. Il met sur la table des négociations l’extension du contrat de mission à d’autres secteurs que celui du bâtiment. Une façon de lier de façon plus étroite les ressources disponibles dans l’entreprise aux besoins de son activité.

Vers une relation de travail où chacun doit trouver son compte

Nous vivons une formidable transformation de la relation de travail. Elle entre enfin dans l’âge « adulte » qui permettra à l’entreprise, comme au collaborateur, de continuer de s’épanouir dans une relation de collaboration plus explicite, équilibrée et efficace. En effet :

  • la mise en relation est aujourd’hui facilitée par les nouvelles technologies web ; il est désormais facile de proposer ou de trouver un savoir-faire particulier et même d’en avoir une évaluation par l’expérience passée. C’est donc l’objectif commun, la mission, son contexte et son contenu, qui comptent plus qu’un engagement mutuel dans une perspective d’évolution de carrière dans la durée.
  • les multiples générations et leurs attentes différentes favorisent une « collaboration déconcentrée » (cf étude Deloitte Capital Humain 2017), dans laquelle l’organisation et le pouvoir hiérarchique traditionnels laissent place à un fonctionnement par réseau et alliances, plus autonome et s’ajustant en temps réel.
  • à mesure que l’automatisation des tâches à moindre valeur ajoutée se renforcera, il sera de plus en en plus nécessaire de faire de la place à la créativité et à l’innovation. Les organisations en réseaux, les lieux d’échange et les espaces temps, les outils et la flexibilité devront permettent à tous les collaborateurs de collaborer et d’échanger des idées facilement, rapidement et de manière transparente.

Tout est au commencement !

Tout se joue avant et au début de la collaboration, pendant la phase de recrutement et lors des premiers mois. Une exigence pour les deux parties, qui passe par :

  • une parfaite connaissance de ses ressources et de ses compétences, de ses besoins et de ses attentes vis-à-vis de la mission. Cela pour être en mesure de clarifier la compétence nécessaire et les « obligations réciproques » (cf les 4 clauses du contrat de Claude Steiner en Analyse Transactionnelle) de l’entreprise et du collaborateur.
  • la capacité à exprimer l’objectif commun poursuivi. Et pas seulement en termes de résultats à obtenir mais aussi en termes de modalités de collaboration, de timing et d’échéance, de comportements à privilégier, etc.

Il s’agit donc de ne pas faire l’économie de cette étape d’expression des attentes et engagements réciproques sous prétexte que les compétences sont rares ou que le temps manque. Le succès de la collaboration en dépend.

L’Homme reprend toute sa place au cœur de la relation de travail et cela tend à personnaliser la relation contractuelle ; cette personnalisation des relations de travail rend l’exercice managérial plus complexe mais réjouissons-nous du retour en force de l’Humain dans le monde de l’Entreprise.

Olivier de Clermont-Tonnerre

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20/05/2016
Libérez les salariés !

L’entreprise, une prison dorée !? Oui, c’est sans doute malheureusement parfois le cas ! Et j’en veux pour preuve ce que j’entends souvent dans la bouche des cadres en transition que j’accompagne : « j’aurais dû partir plus tôt ! », « quitter ma boîte, c’est la meilleure décision que j’ai prise ! », … et pourtant ce n’est pas toujours si simple de décider de quitter son entreprise. La difficulté vient souvent d’un mélange de déni de la réalité et de crainte de l’incertitude qui s’en suit.

Nombreux sont les faux motifs pour rester « au chaud » et les vraies tentations de croire que « ce n’est pas le moment » !

A chacun le temps qui lui faut pour accepter le principe de quitter son entreprise : il faut reconnaître que chacun est différent et que chaque situation individuelle a ses contraintes.

Fuir ou s’échapper n’est pas forcément une solution mais il est une question que tout cadre devrait se poser régulièrement : « Qu’est-ce qui m’incite à rester dans cette entreprise ? » OCT

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25/08/2015
Pensez à vos références professionnelles !

La prise de références professionnelles est fréquente, en particulier lorsque le recrutement est confié à un cabinet ; cela fait partie de la démarche proposée par le cabinet. Ces références peuvent être demandées tôt dans le processus (demandez à être prévenu de toute action envers ces personnes) mais ne seront prises que si vous arrivez en « short-list » ou même si vous êtes le candidat finaliste.

N’oubliez pas que « le monde est petit » et que vous pouvez avoir des relations communes avec un recruteur qui sera ainsi tenté de les interroger directement !

Mais, idéalement, vous avez anticipé ce point avec certains de vos anciens collègues lors de votre départ de votre dernière entreprise. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez procéder de la façon suivante :

  • Sélectionnez 3 à 4 personnes avec lesquelles vous avez travaillé dans les 10 dernières années, et plutôt dans de bonnes conditions : patron, DRH, pair, fournisseur ou client ou partenaire,
  • Contactez-les (idéalement rencontrez-les) pour les prévenir en commençant par leur demander s’ils acceptent d’être sollicités,
  • Si c’est votre dernier patron, évoquez de nouveau avec lui le message communiqué sur les raisons de votre départ,
  • Précisez avec eux les points clés du poste et du profil recherché sur lesquels ils sont plus particulièrement susceptibles d’être interrogés.

Vous pouvez les remercier en les tenant au courant de l’issue du processus de recrutement. OCT

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02/06/2015
Entretien « de sélection » et entretien « réseau »: des objectifs différents

Dans une démarche de recherche d’un nouveau poste, chaque entretien est un moment unique. Votre interlocuteur vous accorde de son temps. Vous devez faire en sorte que ce temps soit bien valorisé, tant pour lui que pour vous, et pour ce faire, il est clef de savoir pourquoi vous rencontrez telle ou telle personne, d’être au clair sur les objectifs de cet entretien. On distingue deux grands types d’entretien:

  • L’entretien «de sélection», ou entretien «offre de service»

Votre objectif est de cerner le poste proposé par votre interlocuteur (chasseur de tête, DRH ou responsable opérationnel de l’entreprise qui recrute) et de montrer que vous êtes la femme ou l’homme de la situation. Il s’agit donc de se vendre ! Le document dont vous devez vous munir est par conséquent votre CV.

Parfois, dans l’entretien avec un chasseur, aucun poste n’est évoqué. Il s’agit donc d’un entretien de découverte, qui sera totalement dédié à votre parcours professionnel.

Dans le cadre de ces entretiens « de sélection », en règle générale, c’est votre interlocuteur qui aura la main.

  • L’entretien «0202réseau»

Votre objectif est d’obtenir de l’information sur votre univers-cible ainsi que de nouveaux noms qui vous permettent de développer votre maillage de cet univers-cible et vous mettre en visibilité. L’information que vous venez chercher est celle qui n’est pas dans le domaine public mais qui est clef pour vous : par exemple culture, organisation, stratégie de vos entreprises-cibles. Le document dont vous devez vous munir est une « fiche réseau » présentant brièvement votre projet et listant vos entreprises-cibles. Vous ne devez pas remettre de CV. Vous n’êtes pas là pour vous vendre !

Dans le cadre de ces entretiens « réseau », en règle générale, c’est vous qui avez la main. OP

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06/05/2015
Et vous ?… Envisagez-vous de reprendre votre liberté ?

La période est propice pour se trouver devant le dilemme : partir ou rester ?

Réorganisations impactant le poste occupé, divergences de vue avec son patron, ancienneté devenue pénalisante, disgrâce,… Les occasions sont nombreuses de se voir confronté à la question de (devoir) quitter son entreprise. Pour autant la frilosité actuelle des recruteurs et les perspectives d’amélioration n’incitent pas à se mettre en risque mais plutôt à « rester au chaud » en attendant des jours meilleurs. Alors que faire ? Rester prisonnier de ses peurs et de ses a priori ou bien reprendre sa liberté pour conduire sa vie professionnelle.

Fuir pour un hypothétique monde meilleur avec, éventuellement, un chèque mais sans réel projet ne peut pas être une solution : vous risquez la désillusion, voire l’égarement.

Rester sans rien faire, en comptant sur une amélioration de la situation, en interne ou à l’extérieur, est un bon terreau pour l’amertume, l’aigreur et, au bout du compte, la traversée du désert.

Une seule solution : rester en veille, rencontrer des confrères, aller au-devant de décideurs, prendre part à des projets, faire connaître ses ambitions … au sein de son entreprise comme à l’extérieur ! C’est en étant actif, ouvert et curieux que les idées mûrissent et les opportunités se présentent.

En cette rentrée: allez à la rencontre de votre réseau! OCT

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06/05/2015
Le réseau quand on est en poste, à quoi ça sert?

Beaucoup de personnes déclarent ne pas avoir de réseau, ou ne pas consacrer beaucoup de temps à leur réseau. Ce qui est important, pour elles, c’est de bien « faire leur job », être totalement dédiées à leur action, à leurs équipes.

Par ailleurs, cultiver son réseau est souvent associé à une sorte de « grenouillage ». Celle ou celui qui consacre une bonne partie de son temps à « réseauter » est souvent vu(e) comme un(e) « politique », quelqu’un qui passe plus de temps à serrer des mains et à « tirer des ficelles » qu’à travailler efficacement.

Et si le réseau permettait, justement, de travailler plus efficacement:

  • Développer son réseau en interne permet de mieux comprendre les mécanismes de décision dans l’entreprise et par conséquent de mieux cerner comment faire passer ce qu’on considère être les bons projets pour celle-ci.
  • Développer son réseau en externe, en voyant des personnes ayant le même métier que soi ailleurs ou des personnes ayant des métiers très différents, donne un bol d’air et permet aussi de mettre son action en perspective. Cela permet d’acquérir également des savoirs ou savoir-faire qui rendent plus pertinente l’action menée au sein de l’entreprise.

Bien sûr, entretenir son réseau, en interne ou en externe, permet également de renforcer visibilité et lisibilité et offrir ainsi de belles perspectives d’évolution professionnelle. OP

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06/05/2015
Le sésame de la recommandation…

Dans le monde du recrutement et de la chasse de tête on l’appelle « références » : ces références que les anglo-saxons font figurer sur leur CV ou donnent « upon request » et que les cabinets de conseil en recrutement prennent auprès d’anciens employeurs.

Dans une démarche réseau, elle est clairement facilitatrice pour ouvrir des portes, entrer en relation et prendre un rendez-vous avec un nouvel interlocuteur, sur la recommandation de …

Certains réseaux sociaux professionnels offre la possibilité de publier une recommandation rédigée et signée qui vient enrichir un profil.

Depuis la nuit des temps, des organisations recrutent par cooptation ; aujourd’hui des plateformes de recrutement se créent en ne basant le processus de recrutement que sur la recommandation de « coopteurs ».

La recommandation restera ultra performante, à condition de l’utiliser sérieusement, à bon escient et avec modération ! OCT